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> Un plébiscite de la Mère Royaume
> Catherine
Cheynel en vedette Chacun aura vu sur les murs de la
République cette belle affiche à la couleur vive et au titre attractif.
Elle fait partie d'une série de quatre sujets, tous des personnalités
typiques présentant des itinéraires personnels particulièrement
intéressants, qu'a décidé d'exprimer le Bureau de l'intégration des
étrangers, une mission du Département de l'intérieur, de l'agriculture
et de l'environnement. Ainsi, la figure la plus emblématique de
l'Escalade retrouve son nom en haut de l'affiche, juste mérite pour la
plus active participante de la délivrance de la cité. Autre preuve que
les illustres personnages de 1602 font recette dans la Genève
d'aujourd'hui, capitale de la tolérance et de la paix, lorsqu'il
convient de parler populaire et de servir d'exemple. Les étrangers aussi
contruisent Genève. La Mère Royaume incarne la résistance et l'héroïsme
des Genevois durant la tragique nuit de l'Escalade, en 1602. En jetant
sa marmite de soupe sur la tête d'un assaillant, Dame Royaume est entrée
dans la légende : elle est devenue l'héroïne populaire par excellence
des Genevois, une figure de leur histoire, un symbole de leur
patriotisme. Catherine Cheynel était une réfugiée. Son mari, Pierre
Royaume, a été requérant d'asile. Tous deux Lyonnais, les Royaume ont
fui les persécutions contre les Huguenots et trouvé refuge à Genève tois
semaines après le massacre de la Saint-Barthélémy, en 1572. Potier
d'étain, Pierre Royaume est devenu à Genève graveur de la monnaie et fut
admis à la dignité de bourgeois en 1598. Ils ont eu quatorze enfants. On
leur connaît aujourd'hui 580 descendants directs, des "vrais Genevois"
comme on dit. > Pour en savoir plus :
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